La pompe à chaleur est aujourd’hui le cœur du parcours par geste de MaPrimeRénov’. En 2026, une PAC air/eau ouvre droit à 5 000 € pour un ménage très modeste, 4 000 € pour un modeste et 3 000 € pour un intermédiaire, sur une dépense plafonnée à 12 000 €. Une PAC géothermique monte à 11 000, 9 000 et 6 000 €, plafond de dépense de 18 000 €. La PAC air/air est exclue du dispositif. Le logement doit avoir au moins deux ans, l’entreprise être RGE, et la demande être déposée avant tout démarrage.
Depuis le resserrement du parcours par geste, la pompe à chaleur est devenue l’essentiel de ce que MaPrimeRénov’ finance hors rénovation d’ampleur. Pour un installateur, c’est une bonne nouvelle : le dispositif s’est concentré sur votre métier. Encore faut-il chiffrer sur les bons montants et connaître les deux exclusions qui font échouer des dossiers.
Les montants en vigueur
Le parcours par geste retient deux technologies de pompe à chaleur :
- PAC air/eau : 5 000 € pour un ménage très modeste (Bleu), 4 000 € pour un modeste (Jaune), 3 000 € pour un intermédiaire (Violet), sur une dépense plafonnée à 12 000 € ;
- PAC géothermique : 11 000 €, 9 000 € et 6 000 € selon la même échelle, sur une dépense plafonnée à 18 000 €.
Les ménages de la catégorie supérieure (Rose) ne sont plus servis sur ces gestes. Ces montants sont des plafonds : l’aide effective dépend de la dépense réelle et ne peut jamais dépasser le plafond de sa ligne.
Les deux exclusions à connaître
La PAC air/air n’est pas financée
C’est l’erreur la plus répandue. On lit encore que « la prime pour une PAC air/air est moins élevée mais reste significative » : elle est nulle. La technologie ne figure pas dans le dispositif. Un client qui signe un devis de climatisation réversible en comptant sur MaPrimeRénov’ annulera sa commande.
Sur ce type de chantier, le levier reste le certificat d’économies d’énergie, plus modeste mais réel, éventuellement complété par la TVA réduite et les aides locales.
Le geste seul ne suffit pas toujours
Poser une pompe à chaleur dans un logement mal isolé donne un résultat décevant : la machine tourne à des températures de départ élevées, le coefficient de performance s’effondre et le client compare sa facture à celle de l’année précédente. Quand l’enveloppe est le vrai problème, l’orientation vers le parcours accompagné est plus honnête et mieux financée, jusqu’à 40 000 € HT de dépense éligible et 80 % de prise en charge pour un ménage très modeste.

Les conditions à vérifier avant de chiffrer
- Ancienneté du logement : au moins deux ans pour une pompe à chaleur (quinze ans pour les autres gestes).
- Résidence principale du demandeur, occupée au titre de l’année considérée.
- Entreprise RGE dans la mention correspondant aux travaux. La qualification est vérifiable en ligne, et vos prospects la vérifient.
- Demande déposée avant tout démarrage, sans rétroactivité possible. Deux ans ensuite pour terminer les travaux.
Choisir la technologie : ce qui se défend en rendez-vous
Air/eau
La solution la plus vendue, parce qu’elle se raccorde sur un réseau existant. Le point de vigilance est le régime de température : sur des radiateurs haute température, il faut soit une machine adaptée, soit un travail préalable sur les émetteurs. C’est un sujet à traiter au devis, pas à la mise en service.
Géothermique
Le meilleur rendement et le plus stable, parce qu’il ne dépend pas de la température de l’air. Le coût de forage ou de terrassement le réserve à des projets où la surface, le budget et la durée de détention le justifient, mais c’est aussi la ligne la mieux dotée du dispositif, avec 11 000 € pour un ménage très modeste.
Air/air
Efficace, rapide à poser, sans droit à MaPrimeRénov’. À vendre sur son mérite propre, confort d’été compris, et non sur une aide inexistante.
Monter le dossier sans perdre de temps
L’ordre est imposé et il ne souffre aucune improvisation : devis signé, dépôt de la demande sur le portail, accord notifié, puis démarrage. Le client dispose ensuite de deux ans pour terminer et transmettre les factures. Les pièces demandées sont l’avis d’imposition, le devis détaillé et l’attestation RGE de l’entreprise.
Un détail qui fait revenir beaucoup de dossiers : le devis doit désigner le matériel avec sa référence commerciale et ses performances, pas seulement « pompe à chaleur air/eau ». C’est aussi ce que contrôlera l’Anah en cas d’inspection après travaux.
Sur le plan commercial, le resserrement du dispositif a un effet net : la demande se concentre sur air/eau et géothermie, et les propriétaires arrivent mieux informés qu’il y a deux ans, une trajectoire que confirment les orientations publiques sur les pompes à chaleur. C’est le type de projet sur lequel nous générons des demandes de propriétaires en pompe à chaleur, livrées à un seul installateur.
Questions fréquentes
Quel montant MaPrimeRénov’ pour une pompe à chaleur air/eau en 2026 ?
Jusqu’à 5 000 € pour un ménage très modeste, 4 000 € pour un ménage modeste et 3 000 € pour un ménage intermédiaire, sur une dépense plafonnée à 12 000 €. Les ménages de la catégorie supérieure ne sont plus servis sur ce geste.
La pompe à chaleur air/air est-elle éligible à MaPrimeRénov’ ?
Non, elle est exclue du dispositif. Sur ce type d’installation, le levier reste le certificat d’économies d’énergie, complété le cas échéant par la TVA réduite et les aides locales.
Quelle ancienneté de logement faut-il pour une PAC ?
Deux ans au minimum pour une pompe à chaleur ou un raccordement à un réseau de chaleur, contre quinze ans pour les autres gestes. Le logement doit par ailleurs être la résidence principale du demandeur.
